L’Iran bombardé ” sans mandat ” : quand la force remplace le droit… et que le Canada applaudit
Les États-Unis et Israël frappent l’Iran : risque au détroit d’Ormuz, débat sur le droit international, position du Canada et impact sur le prix du pétrole, les marchés et la sécurité énergétique.
Extrait :
““Libérer le peuple iranien” : slogan noble, réalité risquée
Mais libérer un peuple, ce n’est pas seulement frapper fort. C’est surtout savoir ce qui vient après.
Or, même si on suppose que l’objectif est de provoquer un changement de régime, la logique “on élimine le chef et ça va s’arranger” est naïve — ou cynique.
L’Iran, ce n’est pas une personne. C’est un système enraciné depuis 1979, avec des appareils de sécurité, des réseaux, des intérêts, des factions, des loyautés, une structure. Retirer la figure au sommet ne garantit rien. Au contraire, ça peut :
accélérer la répression interne
radicaliser les factions les plus dures
renforcer le récit de siège et de vengeance
déclencher une succession chaotique
pousser la région vers une guerre élargie
Bref : ça peut produire l’inverse de ce qu’on prétend vouloir.
Et pendant que les puissances “jouent aux stratèges”, ce sont les civils qui encaissent.”
