“Le récit de la catastrophe écologique peut durer très longtemps” Bertrand Alliot

“Le récit de la catastrophe écologique peut durer très longtemps” Bertrand Alliot

 Publié le 03/11/2021 à 17:23

Bertrand Alliot, le 28 octobre, au Défi de la Vérité chez FranceSoir.

F.Froger / D6
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Auteur(s): FranceSoir

Peut-on imaginer une écologie non catastrophiste ? C’est le pari que fait Bertrand Alliot, porte-parole de l’association “Action Écologie“. Selon lui, concernant la question environnementale, il y a eu une erreur de diagnostic à la base : celui du catastrophisme.

« Avec la question du climat ou de la biodiversité, il y a un alarmisme qui se développe, qui est complètement incroyable, et qui commence à essaimer dans les partis politiques. Je n’ai pas d’inquiétude sur le fait qu’il y ait une catastrophe écologique. Il ne faut pas exagérer. Il y a des sujets écologiques, il y a des problèmes environnementaux, mais aucune catastrophe n’est à nos portes. »

Voilà qui plante le décor, dès les premières minutes de l’entretien. Disant cela, Bertrand Alliot ne va pas se faire que des amis ; tous les “pompiers pyromanes” de l’écologie – qu’il dénonce par ailleurs – crieront probablement au climato-scepticisme. La réponse ne se fait pas attendre : « À Action Écologie, on ne remet pas du tout en cause le changement climatique, ni le fait que le CO₂ y participe. Ce qu’on remet en cause, c’est le catastrophisme qu’il y a derrière ça. » Selon lui, Bordeaux ne risque pas d’être sous les eaux en 2030, comme le prédisait Jean-Luc Mélenchon.

L’irrationalité du discours ambiant et cette notion permanente de catastrophe imminente, rendent le sujet éternel. Sur le climat ou la biodiversité, nous aurons toujours quelque chose à combattre, ou matière à nous améliorer. Selon Bertrand Alliot, cela ne devrait pas pour autant nous mener systématiquement à l’alarmisme, puis à la décroissance ou aux politiques radicales.

Des points communs entre “crise sanitaire” et “crise écologique”

Pour expliciter son propos, il fait l’analogie avec la crise sanitaire. Dans un cas comme dans l’autre, c’est le diagnostic de “crise” qui pose problème, et qui nous pousse à prendre des mesures disproportionnées. Comme un écho au “Ne faisons pas un remède pire que le mal” de Christian Vélot, Bertrand Alliot, au sujet de la crise écologique, reprend la thèse de l’Américain Michael Shellenberger et soutient que l’écologie d’aujourd’hui, elle aussi, “fait plus de mal que de bien”.

C’est pour cette même raison que M. Alliot a quitté la Ligue de Protection des Oiseaux (LPO), plus grande ONG environnementale française, après 15 ans de participation. « Ils font peur à tout le monde, y compris aux enfants ». Aussi, Action Écologie a décidé de lutter contre la médiatisation à outrance des mêmes organisations écologiques et catastrophistes, dénonçant déjà leurs conflits d’intérêts.

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